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Les différents types de LMNP : analyse et exemples d’un point de vue comptable


Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) constitue aujourd’hui l’un des cadres fiscaux les plus utilisés par les investisseurs particuliers souhaitant percevoir des revenus locatifs tout en optimisant leur fiscalité.Derrière cette appellation unique se cachent toutefois plusieurs formes de location meublée, aux implications comptables, fiscales et patrimoniales bien distinctes.

En tant qu’expert-comptable, l’enjeu n’est pas seulement de connaître le statut LMNP, mais surtout de choisir le bon type d’exploitation en fonction du profil de l’investisseur, de ses objectifs et de sa situation fiscale globale.


1. Le LMNP classique en location meublée longue durée

Principe général


Le LMNP classique consiste à louer un logement meublé à usage d’habitation principale du locataire, via un bail meublé d’un an (ou 9 mois pour un étudiant). Il s’agit du schéma le plus courant en cabinet.


Exemple


Un contribuable acquiert un appartement T2 meublé dans une métropole régionale et le loue à un salarié en mobilité professionnelle. Les loyers annuels s’élèvent à 12 000 €.

D’un point de vue comptable, ce type de LMNP se prête très bien au régime réel, permettant :

  • l’amortissement du bien immobilier (hors terrain),

  • l’amortissement du mobilier,

  • la déduction des charges réelles (intérêts d’emprunt, frais de gestion, taxe foncière, assurances, honoraires).

Résultat fréquent : un résultat fiscal nul ou faiblement imposé pendant plusieurs années, tout en conservant un flux de trésorerie positif.


Profil adapté


  • Investisseur patrimonial

  • Recherche de stabilité

  • Vision long terme


2. Le LMNP en résidence services avec bail commercial


Principe général

Le bien est situé dans une résidence gérée (étudiante, seniors, tourisme, affaires). Le propriétaire signe un bail commercial avec un exploitant qui verse les loyers et prend en charge la gestion.


Exemple

Un investisseur achète un studio meublé en résidence étudiante et perçoit 4 800 € de loyers annuels garantis par le bail, indépendamment du taux d’occupation réel.

Sur le plan comptable :

  • les loyers sont considérés comme des BIC,

  • l’amortissement reste possible,

  • la visibilité sur les flux facilite la projection financière.


Points d’attention comptables

  • Analyse approfondie du bail commercial

  • Modalités de révision des loyers

  • Solidité financière de l’exploitant

  • Durée résiduelle du bail à l’achat (en cas de revente)


3. Le LMNP en résidence seniors


Spécificités

Les résidences seniors s’adressent à une population autonome, avec des services non médicalisés. Elles se distinguent comptablement des EHPAD, plus réglementés.


Exemple

Un couple de retraités investit dans un T1 bis en résidence seniors afin de percevoir des revenus complémentaires faiblement fiscalisés.

Le régime réel permet :

  • de neutraliser fiscalement les loyers pendant une longue période,

  • de sécuriser les revenus grâce au bail commercial,

  • de simplifier la gestion au quotidien.


Intérêt patrimonial

Ce type de LMNP est souvent recommandé aux profils prudents, recherchant une prévisibilité des revenus plus qu’un rendement élevé.


4. Le LMNP en résidence de tourisme


Principe

Le logement est exploité à des fins touristiques, généralement dans des zones à forte attractivité saisonnière.


Exemple

Un investisseur acquiert un appartement meublé dans une station balnéaire, intégré à une résidence de tourisme classée.


Sur le plan fiscal :

  • possibilité de récupération de la TVA sous conditions,

  • loyers soumis aux BIC,

  • amortissement du bien et du mobilier.


Vigilance comptable

  • Forte dépendance à la saisonnalité

  • Renégociation du bail à son échéance

  • Impact des périodes de fermeture ou de sous-exploitation


5. Le LMNP en location meublée de courte durée


Principe

Le propriétaire exploite directement son bien en location saisonnière ou de courte durée.


Exemple

Un contribuable loue un studio meublé en centre-ville pour des séjours de quelques nuits. Les loyers annuels atteignent 20 000 €.


D’un point de vue comptable :

  • le régime réel est souvent indispensable,

  • les charges sont plus élevées (ménage, conciergerie, plateformes),

  • la tenue comptable doit être rigoureuse compte tenu du volume d’opérations.


Contraintes à anticiper

  • Réglementation locale

  • Cotisations sociales possibles au-delà de certains seuils

  • Gestion plus chronophage


6. Le choix du régime fiscal : un levier déterminant

Quel que soit le type de LMNP, le choix entre micro-BIC et régime réel est central.

En pratique, le régime réel est majoritairement retenu en cabinet car il permet :


  • l’amortissement du bien sans plafond,

  • une optimisation fiscale durable,

  • une meilleure lecture économique de l’investissement.


Ce choix doit toutefois être validé au cas par cas, en tenant compte :

  • du montant des loyers,

  • des charges,

  • de la durée de détention envisagée,

  • de la situation fiscale globale du foyer.


Conclusion d’expert


Le LMNP n’est pas un produit standardisé. Il s’agit d’un outil fiscal et patrimonial, dont l’efficacité dépend avant tout du mode d’exploitation choisi et de sa cohérence avec les objectifs de l’investisseur.

Une analyse préalable intégrant fiscalité, comptabilité, financement et stratégie patrimoniale est indispensable pour sécuriser l’opération dans le temps.C’est précisément à ce stade que l’accompagnement par un professionnel du chiffre prend tout son sens.

 
 
 
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